A l'imparfait
Par G? g? le dimanche, juin 1 2008, 00:13 - Lien permanent
C’était une nuit parfaite. Pas un son, pas une lueur. Nouvelle lune sans étoiles. Moi j’étais seul dans ce noir à rester imparfait. Avec ces défauts qui habillent la lumière de l’âme. Adossé à mon arbre, j’entamai une longue et silencieuse dispute. Cet autre végétal n’arborait que bois et compassion. Compassion passagère des êtres malades. Le tronc lacéré par d’immondes griffes, c’était rugueux sur mon dos nu. Et le sol brut de terre chatouillait mes cuisses. Rosée. C’était une nuit parfaite, et l’eau glacée me réveilla… perfection dans l’imparfait d’une nuit drapée par le soleil. Mon arbre, mon bel arbre presque mort, enfanta un pâle printemps, fier et serein…
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