Lutèce
Par G? g? le samedi, mai 31 2008, 03:21 - Lien permanent
Les squares sont vides. Dans le cœur flamboyant de Lutèce, les bancs s’accoudent aux arbres pour noyer leur solitude. La nuit bat son plein. Et les bars chuchotent au loin leur interminable valse nocturne. Lui il m’observe et marche en rond. Tourne autour du pot. Fosse à purin. Feuillette quelques magazines pornos en jetant un œil régulier sur ma silhouette fantôme. Parle, qu’on en finisse ! Parle moi, baise moi s’il le faut, mais qu’on en finisse… Vite et bien, miracle de beauté dans l’infiniment court. Impulsion créatrice compressée. Pasteurisée pour en garder le meilleur sur une toile immaculée. Qu’on peigne nos corps sur cette nuit parfaite. Imbriqués. Nous sommes la première pierre d’un édifice. Nous somme la lumière révolutionnaire, et nous forçons les lourdes portes de l’obscur. Mysticisme dans l’hémicycle. Vieux barbus ignares. Ignorants. Baise-moi.
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